mercredi 12 décembre 2012

Olmedo et les enfants du bonheur !

En attendant Pierrot, l'ami d'enfance de Thomas de Briancon, on part vers la côte mais cela nous enchante guère pour tout vous avouer car on s'était acclimaté pour se préparer à grimper des volcans et on va tout perdre. Mais il nous reste une semaine avant son arrivée et c'est l'occasion de voir à quoi ressemblent les Equatoriens du bord de mer !
On se dirige un peu à l'aveuglette, on prend des bus et des bateaux en se disant si c anous plait, on reste sinon on poursuit notre chemin. Evidemment c'est quand on s'y attend le moins qu'on va passer la meilleure journée !



On fait partie du bateau derrière des tonnes de provisions, de sacs, de cartons, de volailles et au milieu de gens qui jettent tous leurs déchets plastiques par dessus la barque, c'est triste, on sert les dents et on ne dit rien, la seule chose possible est de faire des regards choqués... ils ne comprennent pas tous. On avait même trop de sacs plastiques pas utilisés dans nos sacs ( pourtant on n'en prend jamais dans les supermarchés !) et je les ai donnés à une dame dans un magasin, elle a parue choquée et je suis certaine qu'elle n'a pas compris mon geste et e fait de recycler ! Ca viendra avec le temps mais en attendant les plastiques qui flottent sur leurs eaux font mal au coeur !

En chemin, on s'arrête dans des communautés en bord de rivière pour faire du troc ou des achats comme ces crabes au packaging fait main superbe !

et voilà, on arrive à Olmedo, quelques habitants se demandent ce que 2 blancs font ici. Il y a 2 hotels, un est fermé, l'autre, la propreiétaire est introuvable.
Avec l'aide d'un pêcheur du coin, on la retrouve et une heure après nous voilà installés au balcon, vue dur la mer, un livre dans la main et une bière dans l'autre, tout est calme, on est peinnard ! SAUF QUE....



... un bruit de boite qui frotte le sol se produit 1 fois, puis 2, puis 3..... après une vingtaine de passages, on lève la tête et ce sont des enfants qui se relaient avec des bidons coupés remplis d'eau. Ils les tirent, les poussent, se mettent dedans, les renversent, rient, on est dimanche et la vie est belle. Olmedo vit au ralenti et les gens sont assis sur le rebord de leur maison sur pilotis.
Les enfants nous aperçoivent et dès lors, à chaque passage, nous demandent une photo. Nous, qui, d'ordinaire, n'osons pas faire de photos sans demanader, là c'est eux qui se prennent au jeu alors on en profite.

Après encore une dizaine de passages de boîtes à savon, on leur fait des avions en papier et là c'est parti pour un après-midi de jeux, d'acrobaties, de courses sur la plage, de chateaux de sable, de goûter, de foot....




Ils m'ont fait goûter des fruits qu'ils appellaient "amandes" et dont ils sont tous friants, personnellement sans moi les gamins !
Quand ils ont tous essayé de m'embrasser, j'ai du leur avouer que j'avais déjà un amoureux et là c'était le drame, je leur ai brisé le coeur !!!
Thomas, lui, jouait au foot avec les plus grands mais attention, les paris étaient lancés et de l'argent était en jeu alors pas question de louper les petits ponts et les buts !

Repas privilégié, tous seuls au centre du restaurant avec nappe blanche, on était un peu gêné mais quand l'encocado de poisson est arrivé, on a oublié tout ce qu'il y avait autour. Un délice ce poisson mariné dans la sauce au lait de coco et épices !!!

un peu kitsch mais bien pratique cette moustiquaire géante !!!
une des magroves les plus hautes du monde. Les arbres peuvent atteindre 80mètres de haut et ce sont les racines qui sortent de terre de plus de mètres que l'on aperçoit ici.





On a passé une journée incroyable, la barrière du langage était présente mais les enfants ne nous en ont pas tenu rigueur, on se demande même s'ils l'ont remarqué tellement ils avaient l'air heureux de jouer avec nous, j'ai bien cur que j'allais perdre mes 2 bras à force de les voir tirer dessus !

dimanche 2 décembre 2012

Equateur , otavalo

KM 0, c'est parti pour environ 1 mois en Equateur.
Le pays est beaucoup plus petit que la Colombie, on échange nos derniers pesos colombien spour une poignée de dollars américains et oui , les USA sont omniprésents encore et encore.
On quitte Juan Manuel Santos,  président Colombien pour Rafael Correa celui de l'Equateur.
pour votre culture messieurs dames ( interrogation écrite quand on rentre évidemment )
population : environ 15 000 000 d'habitants
superficie : 283 560 km2
capitale : QUITO
On se rend directement à Otavalo, réputé pour son marché artisanal Indigènes.
Au final, on aime davantage le marché de fruits et légumes que celui des babioles mais les Indigènes sont très drôles à regarder et chacun se met sur son 31 chaque jour. Les femmes portent toutes des bijoux par dizaine ( cou, poignets, oreilles...), des rubans dans les cheveux, un châle et des chapeux de feutre et toutes les mêmes chaussures. Les hommes ont un poncho qui recouvre une chemise et aussi s'arborent d'un chapeau melon ou semblable.

Toto a droit à une petite surprise car en Equateur, il y a des boulangeries à tous les coins de rue. Parc ontre leur pain, il le mange sec et sucré.... pas tout fait comme on l'aurait espéré...

On est maintenant sur la Cordillère des Andes et la région est entourée de volcans par dizaines.
On prévoit d'en monter un des plus important (Cotopaxi (5 897 m), le plus haut volcan actif du monde) alors on est en mode acclimatation intensive... et randos à gogo !

LE LECHERO : un arbre sacré pour les Quechuas ( indigènes de cette région)
Les habitations au toit de chaume se font rares et se voient remplacées par des tôles de métal, ca perd son charme mais les toits sont plus résistants et demandent ainsi moins d'entretien contre la pluie


On visite un artisan tisseran qui nous explique tinter la laine d'alpaga ou de mouton.
A partir d'une cochenille écrasée (insecte trouvé sur les feuilles de cactus), on obtient des pigments naturels multicolores. Le rouge se tranforme en violet avec du citron vert, puis en marron avec du bicarbonate de soude, etc....


LAGUNA DE MOJANDA, le sommet de cet ancien volcan s'est écroulé mais ressort toujours de l'eau, la glace du sommet a fondu et a formé le lac.

L'amour du boulanger, au milieu de nul part, un four à pain. Par contre elle a dû sortir un peu brûlée la dernière baguette !

Pierre, 67 ans, un routard comme on n'en fait plus. Il est baroudeur et nous a fait rêvé avec ses aventures sauf celle où il s'est fait enlevé par des Indigènes, accroché par la taille avec les ceintures des femmes  et frappé avec des orties parce qu'elles ne voulaient pas croire qu'il était un simple touriste qui se balandait sans sac à dos ! morale : toujours avec un sac à dos sur soi quand tu es touriste sinon on croit que tu es un enleveur d'enfants.
ascension du Fuya Fuya, 4263m






Accompagné de Guido, notre guide Quechua, on part gravir le Cotocachi, 4944m. Mais le soleil restera bien caché pour toute la matinée, dommage.
L'aventure s'est bien passée, on a pu voir ce que l'on valait en espagnol : pas grand chose mais on parl epetit nègre et se débrouille. Guido nous a raconté comment vivent les Quechua d'aujourd´hui avec l'occidentalisation qui s'installe. Par contre ils pratiquent encore le troc entre eux, ce qui est un bon modèle social et économique qui n'existe plus chez nous sauf si on l'appelle maintenant chantage et corruption !
Il nous apprend aussi qu'il est marié et que la fête a duré plus de 4 jours avec une tradition similaire à la nôtre, celle où les mariés disparaissent dans la nuit et les invités partent à leur découverte au petit matin, excepté qu'ìls ne les réveillent pas avec un pot de chambre tout pourri mais avec des cadeaux je crois!







Au moment où on a du mettre les cordes autour de nous, on s'est dit, OK il sait ce qu'il fait Guido, ca devient dangereux maintenant ! Et quand il a échappé Thomas de 3 ou 4 mètres et qu'il a heureusement rebondi 2 fois sur la paroi sans casse, on s'est dit ouh la la, il est peut être pas si fort que ca Guido.
Mais bon il n'a pas cassé mon petit boulanger et en plus il m'a appelé "Nati" toute la journée, alors il est tout pardonné notre petit Guido !!!
Par contre après les 6 heures de marche, les 30kms de vélos surprises dans les rochers et rues pavées avec des vélos un peu petits pour nous, là on le retient Guido !!!